Récitations de "Mani"

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Nous remercions toutes les personnes qui participent activement à la récitation de manis souhaitée par Lama Zopa Rinpoché. Toutefois le nombre de participants à donner leur nombre de malas récités décroît et c'est le dernier mois de récitation.
Alors nous vous demandons de faire un effort tout particulier pour achever la récitation de 100 millions de mani par la communauté internationale avant le 6 juin 2001, en effectuant la courte sadhana ou Le Flot Continuel de Nectar qui comprend les huit vers de la transformation de la pensée ou encore l'Inséparabilité du Maître et de Tchènrézi. Pour l'instant 57 002 500 manis ont été récités ; votre contribution est vraiment nécessaire sinon le souhait de Rinpoché ne pourra pas être accompli. Si vous récitez dix malas par jour, on pourra y arriver (et tout ce que vous toucherez sera béni) !
Contactez Marie Henry par fax au 05 63 58 03 48 ou 65 25, ou par email : institut.vajra.yogini@wanadoo.fr, avant le 6 juin date limite fixée par Rinpoché. La récitation de mani pendant la retraite des Nyoung Nai, de Tchènrézi à quatre bras, et du Saka Dawa sera inclue dans les comptes ; soyons nombreux à venir à l'Institut pour y participer !
Nous sommes reconnaissants pour vos efforts et espérons que vous et vos familles expérimentez les bienfaits immédiats des récitations du mantra du Bouddha de la compassion.

Notre dossier :
Un aperçu de la médecine tibétaine

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Ce dossier, réalisé par Anne Thillais et Sam Regad a été en grande partie traduit de l’anglais à partir du Mandala (le magazine de la FPMT, n° mai-juin 2000) et s’efforce de vous donner un aperçu des origines, du fonctionnement et des espoirs que cette science millénaire est en droit d’éveiller. Egalement, un extrait d’une interview du docteur tibétain Yéshé Dondèn. Ce médecin né et formé au Tibet, a participé à une étude comparative des traitements tibétains et occidentaux en matière de cancer.
Bibliographie :
Médecine tibétaine et alimentation (Sergent et Qusar, éd. Calmann-Lévy) ; La médecine tibétaine (Massin, Guy Trédaniel, éd. De la Maisnie) ;
La biographie du docteur Tenzin Chœdrak récemment décédé
Le numéro du mois de mai de Bouddhisme Actualités (en vente en kiosque).
Film :
L’Art de guérir De Franz Reichle.


Les fondements de la
médecine tibétaine

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A l’époque du Bouddha Sakyamouni, les maladies et les souffrances des êtres étaient innombrables. Un être qui fut ensuite appelé Sangyé Mènla développa une grande bodhicitta : un amour immense et un désir fort de secourir les êtres. Il progressa spirituellement et devint un Bouddha. Il voulut non seulement apporter des remèdes aux maladies, mais aussi à leurs causes : les émotions. Il formula douze grands souhaits parmi lesquels :
- que tous les êtres qui lui adresseraient des prières soient délivrés des émotions troublant les trois énergies lung, pégèn et triba causant ainsi la maladie ;
- qu’ils soient guéris ou au moins soulagés en voyant, touchant ou prenant les remèdes appropriés ;
- que tous les êtres prennent des vœux, de fidèle laïc, de premier degré de moine ou nonne, de moine ou nonne pleinement ordonnés et qu’en le priant, ils puissent garder ces vœux même sous le coup des émotions ;
- que tous les êtres dans le besoin, obtiennent tout ce qui leur est nécessaire en lui adressant des prières.
Un jour, le Bouddha Sakyamouni lui-même, voyant les souffrances des êtres, entra en absorption, il devint un avec Sangyé Mènla et créa deux émanations : «Sagesse de la science »et « Né de l’esprit ». « Sagesse de la science » fit don à « Né de l’esprit » : des huit branches de la médecine (pathologie générale, pédiatrie, gynécologie, science des esprits malins et des blessures, toxicologie, gériatrie, science de la fertilité et de la reproduction), de l’origine des maladies,.des méthodes de diagnostic, des remèdes.
La médecine tibétaine est donc issue des Tantras. Toutefois la compréhension de base de ce qu’est l’individu (corps et conscience), de l’environnement et des lois qui président à leurs relations se trouve dans le Petit Véhicule (Skt. Hinayana) et son Triple Canon (Skt. Tripitaka) :- dans les soutras, en particulier les soutras de la guérison expliquant le pouvoir de guérison des Bouddhas, dans l’Abidharma qui explicite l’homme, l’univers et leurs relations ainsi que dans le Vinaya qui développe les règles du comportement et de la nutrition.

Les maladies, leurs causes et le système tibétain.
Le Bouddha a enseigné que l’esprit est la base de tous les phénomènes et que sous l’emprise de l’ignorance, les phénomènes paraissent posséder une existence inhérente, auto-produite, indépendante et permanente. L’esprit conditionné par l’ignorance perçoit, donc spontanément un soi autonome, indépendant des autres phénomènes. Cela engendre la peur qui pousse ce soi (l’ego) à vouloir soit se relier à ces phénomènes, soit à les éviter, engendrant ainsi le désir-attachement et la répulsion haine-colère.
Sur le plan cosmo-physique, toute chose, y compris le corps humain, est constituée de cinq éléments : la terre (la solidité), l’eau (apporte la fluidité), le feu (la chaleur), l’air (la mobilité), l’espace ou éther dans lequel, les quatre premiers éléments se meuvent et qui pénètre tout. Sur la base de ces cinq éléments sont créés les constituants corporels, organes vitaux, organes des sens etc.
La terre influence la formation de la chair, des os, du sens olfactif. L’eau préside à la formation des liquides du corps dont le sang et la lymphe, du sens gustatif. Le feu est responsable de la température, de la coloration de la peau et de la vue. L’air engendre la respiration et le sens tactile. L’éther est à l’origine des cavités dans le corps et de l’ouïe.
Ils sont animés par trois énergies : Lung qui est reliée à l’air et au désir de l’attachement, Pégèn qui est reliée à l’eau et à l’ignorance-confusion, et enfin Triba qui est reliée au feu et à la haine-colère.
Ces trois énergies sont parfois comparées aux trois humeurs énoncées par Hippocrate et bien connues dans le système médical répandu en Europe au Moyen–Age, bien qu’elles ne soient pas similaires, à savoir = Pneuma (Lung), Flegme (Pégèn) et Bile (Triba qui a deux aspects : Bile et Sang).
Les trois énergies sont perturbées par les trois poisons mentaux que sont l’ignorance, le désir-attachement et la haine-colère. Leur déséquilibre perturbera à son tour les cinq éléments et donc les constituants corporels, organes, canaux de circulation, ainsi que les quatre-vingt quatre mille micro-organismes, soixante-douze mille vaisseaux sanguins, neuf cent ligaments, seize tendons etc. qui se trouvent dans le corps. Une, deux ou trois de ces énergies peuvent être en excès, en insuffisance, sortir de leurs sentiers spécifiques de circulation ou se mélanger.
Sont reconnues quatre cent quatre maladies :
cent-une maladies bénignes qui peuvent se guérirent d’elles-mêmes si l’on fait attention à son activité, à sa nourriture et à son attitude mentale ; cent une maladies causées par les esprits malins, améliorées par les remèdes mais surtout par des rituels spécifiques ; cent une maladies causées par la maturation du kharma et soulagées par certains moyens du Dharma ; cent une maladies graves où la médecine tibétaine joue un rôle très important, il faut un bon médecin et de bons remèdes sinon la maladie sera fatale.
Ces maladies sont classées en maladies chaudes causées par des désordres de Triba (bile) ou en maladies froides causées par des désordres de Lung (Pneuma) ou Pégèn (Flegme).
Les aliments, remèdes, goûts, conduites, saisons, etc, sont de même classés comme étant de nature chaude ou froide et seront donc utilisés pour soigner sur la base de leurs caractéristiques en relation avec Lung, Pégèn et Triba.
Les caractéristiques de Lung sont le léger, le sec, le rude, le froid, la mobilité, la lumière ; celles de Pégèn sont l’humide, le lourd, le froid, le sombre, le statique, le doux, il favorise la cohésion, donne le sens de l’adaptation ; celles de Triba sont le chaud, l’onctueux, il donne une certaine droiture. Un désordre de Lung engendre par exemple des fièvres intermittentes, avec frissons et tremblements et des douleurs dans les articulations, des hauts de cœur, des insomnies… Un trouble de Pégèn peut s’exprimer par des malaises après le repas, une mauvaise digestion, des vomissements, une lourdeur physique et mentale, une sensation de froid dans le corps. Un trouble de Triba se manifeste par de fortes migraines, des bouffées de chaleur, mal au dos et un goût amer dans la bouche.
Dans un corps sain, les énergies, Lung, Pégèn et Triba sont en équilibre dans chacun des sentiers de circulation et ce de manière spécifique selon le tempérament de chaque personne. Lors du diagnostic, il est donc important de reconnaître ce tempérament qui est à dominante Lung, Pégèn ou Triba et d’en tenir compte pour pondérer les excès ou les insuffisances de ces trois énergies. Un diagnostique correct est essentiel.

Le diagnostic
Le diagnostic repose sur :
- l’examen visuel de la morphologie, de la langue, des urines et du comportement du patient ;
- la palpation ou prise des pouls qui sont pris avec trois doigts le plus couramment aux poignets. Chaque doigt comprend deux points de palpation, l’un donne l’état d’un organe plein, l’autre celui d’un organe creux. Le médecin reconnaît d’abord le pouls permanent qui est indépendamment du sexe de la personne, masculin, féminin ou d’esprit d’éveil ;
- Le questionnement du patient à propos des débuts de la maladie, de la saison à laquelle elle s’est déclarée, de ses réactions à certains aliments etc. Ayant défini très précisément la ou les énergies perturbées, les endroits du corps où s’expriment ces perturbations, le médecin peut alors prescrire des remèdes à absorber et des traitements externes. Il donne également des conseils sur la conduite à tenir en général (repos, activité, utilisation du froid, de la chaleur etc.) et plus particulièrement sur la conduite mentale et nutritionnelle. Pour cela, il fait appel aux caractéristiques chaudes et froides, rudes ou douces, légères ou lourdes des aliments en rapport avec les énergies du patient et celles de la saison.

Les remèdes et les traitements
La source principale des remèdes vient des plantes. Comme toutes choses, les plantes ainsi que leurs différentes parties, manifestent des dominantes énergétiques. Elles sont utilisées en fonction des besoins spécifiques du patient, sous forme de poudre, de décoction, de macération, d’infusion, de baume, de pommade... La médecine tibétaine fait également appel à des extraits d’animaux, à des minéraux, à des métaux et des pierres précieuses, parfois calcinés qui sont alors pris sous forme de cendres médicinales aux effets très puissants. Elle prend en compte les deux aspects de toute substance, à savoir et Tsi. Le premier se réfère au poison que peut devenir toute substance si elle est utilisée suite à un diagnostique incorrect ou dans des conditions inappropriées (dosage, saison, heure de la journée, alliance avec des substances ou aliments incorrects). Le second aspect se réfère à l’essence, aux principes curatifs contenus dans toute substance y compris les poisons pris à bon escient dans un dosage correct, une saison correcte et en combinaison avec les autres substances qui conviennent. C’est pourquoi les Tibétains appellent parfois les médicaments Dütsi et incorporent en une seule pilule une substance principale et un grand nombre d’autres substances. Le but est de les faire réagir les unes sur les autres pour obtenir des effets très précis, très ciblés et sans effets secondaires négatifs. Certaines substances permettront à l’organisme d’en fixer d’autres, de dynamiser ou d’annihiler d’autres encore ou bien d’engendrer des principes actifs qu’aucune substance n’offre prise séparément.
Si nécessaire le médecin peut également recourir à des traitements externes : acupuncture, moxas, saignées, application de pierres, de cataplasmes, massages etc.
Recouvrer la santé exige la coopération du patient qui doit respecter scrupuleusement le mode d’absorption des remèdes, les heures d’ingestion, les conseils nutritionnels et les recommandations concernant sa conduite physique et bien sûr mentale.

Anne Thillais et Sam Régad

Traiter des maladies graves

un entretien avec
Yéshi Dondèn

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Le docteur Yéshi Dondèn
et son traducteur, Allan Wallace


A. Wallace : Auriez-vous la gentillesse, docteur, de nous expliquer en quoi consiste votre travail en Occident depuis ces vingt dernières années et quels sont vos succès ? Il semble que vous travaillez sur le cancer et le sida.
Dr Yéshi Dondèn : Cela fait plusieurs années que je viens en Occident et que je traite une grande variété de maladies. J’ai traité de nombreuses personnes atteintes de cancer, pour bon nombre d’entre elles, la médecine occidentale avait un diagnostique sans équivoque. On avait dit à certaines de ces personnes qu’il ne leur restait plus qu’un ou deux mois à vivre. Parmi ces patients, plusieurs ont suivi un traitement tibétain et ont survécu longtemps.
Nous avons donc eu de bons résultats pour les cancers de la rate, mais je ne peux présenter de chiffres exacts car ce n’est pas dans les coutumes tibétaines de tenir des dossiers précis. Ceci-dit des patients atteints de métastases cancéreuses qui s’étaient développées et qui avaient atteint d’autres organes ont tiré un profit considérable de la médecine tibétaine.
Lorsque l’épidémie de Sida s’est déclarée, tout d’abord je n’y ai pas porté attention, mais il y a à peu près vingt ans, un jeune Australien d’environ trente cinq ans est venu me voir à Dharamsala. Il était très malade, extrêmement faible et souffrait du Sida. Il était si mal que les hôpitaux ne pouvaient plus rien pour lui. Il est resté quatre mois à Dharamsala, j’ai mené un examen approfondi et il a suivi un traitement durant cette période. Finalement il a pu rentrer chez lui, emportant un traitement pour six mois. à la fin de ces six mois, il m’envoya une lettre stipulant qu’il était « à moitié »guéri. Je fus très perplexe devant cette affirmation : que penser de l’expression « à moitié guéri » ? Il me demandait néanmoins des remèdes pour six mois de plus. à la fin de cette période, je reçus une nouvelle lettre signée de plusieurs médecins affirmant qu’il n’avait plus le Sida. J’ai d’autres expériences de ce genre avec des patients allemands, italiens et français.
La médecine tibétaine est différente de la médecine occidentale. En Occident, les gens prennent des médicaments et attendent des résultats immédiats, en un ou deux jours. La médecine tibétaine fonctionne rarement de cette façon, et les Occidentaux ne devraient jamais l’utiliser en espérant des résultats immédiats. Il faut en général attendre entre vingt-cinq et trente jours pour pouvoir percevoir une amélioration. Dans certains cas de maladies soudaines ou de maladies causées par des déséquilibres de température, ont peut constater l’amélioration en un ou deux jours. Mais la plupart des patients occidentaux viennent me consulter pour des maladies chroniques et ne devraient pas s’attendre à des effets rapides des traitements.
Pour un grand nombre de maladies qui viennent sous la rubrique des jaunisses, hépatites et désordres du foie, il est simplement impossible de dénombrer les patients que j’ai traités tant en Asie qu’Occident. Bien que toutes ces hépatites soient considérées en Occident comme des maladies très sérieuses pour lesquelles il n’y a pas de traitements efficaces, pour la médecine tibétaine, elles ne sont pas des maladies extrêmement difficiles à soigner. J’ai aidé un grand nombre de patients atteints de ce genre de maladies.
Certaines personnes atteintes de leucémie ou de cancer du sang ont pu tirer profit de la médecine tibétaine. Le traitement est cependant très long et il est difficile de traiter lorsque le nombre de cellules blanches est très important et lorsque le cancer atteint les glandes lymphatiques. Un certain nombre de Tibétains souffrent du cancer de l’estomac à cause de problèmes digestifs et sont souvent traités par la médecine tibétaine. J’ai eu de nombreux succès avec des patients déclarés perdus par la médecine occidentale. Il y a d’ailleurs un jeune médecin, formé dans la tradition occidentale, qui n’a aucune affinité avec le système tibétain, et qui m’envoie régulièrement des patients, car il a pu constater les résultats positifs sur plusieurs d’entre eux. Nous avons eu des résultats appréciables pour des cancers des poumons, et des cancers du foie.

A.Wallace : Pouvez-vous nous expliquer en quoi consiste le travail auquel vous participez en partenariat avec la USFDA (l’administration fédérale pharmaceutique américaine) ?
Dr. Yéshi Dondèn : Il s’agit d’une étude concernant le traitement du cancer du sein. Mais il est très difficile d’obtenir l’agrément de la FDA pour les traitements. J’ai pour ainsi dire une main liée dans le dos, car on ne m’autorise que sept médications. Or, il existe quarante-deux types de maux spécifiquement féminins : neuf genres de tumeurs et seize genres de maladies touchant divers canaux. Ce n’est pas comme s’il y avait simplement « le cancer du sein », mais le cancer du sein est toujours situé dans un contexte qui affecte les trois humeurs. Il y a tellement de facteurs à prendre en compte dans le traitement de chaque individu, un médecin qualifié utilise un traitement « sur mesure » et doit être en mesure de recourir à tous les produits nécessaires (ce qui peut signifier un très grand nombre). Cette limitation à sept médications a donc un impact très important sur l’étude qui est menée.

A. Wallace : Pourtant avez-vous le sentiment que cette recherche est utile ?
Dr Yéshi Dondèn : Le protocole de recherche étant ce qu’il est, le point positif est que les patients traités suivent un régime alimentaire approprié et développent un comportement adéquat. C’est très important. Même avec un traitement approprié, si ceci n’est pas pris en compte, le traitement ne peut être efficace.

A. Wallace : Quels sont donc les changements nécessaires dans le régime alimentaire des personnes atteintes de cancer ?
Dr. Yéshi Dondèn : Pour les personnes atteintes d’un cancer du sein, il faudrait supprimer les nourritures grasses, huileuses, le tabac, le café et l’alcool. Pour les cancers de la rate et du foie, il faut éviter les fritures, les aliments brûlés et les aliments fermentés ainsi que le tabac, le café et la marijuana. D’une façon générale les régimes macrobiotiques sont indiqués pour les personnes souffrant de cancer, en excluant les aliments acides et les viandes de bœuf, de porc et le poulet.

Traduction Sam Regad

A cette interview nous pouvons ajouter des résultats positifs dans le traitement des artères et de la constipation. Deux remèdes tibétains ont été étudiés en Suisse et en Israël : le Padma 28 empêche la formation des plaques graisseuses dans les artères du fait de son action anti-oxydante. Le second, Padma 179 stimule la digestion et agit comme laxatif. Les études se poursuivent concernant le traitement des allergies, de la fatigue.
Pour tous renseignements sur les médicaments tibétains :
Padma SA, Wiesnstrasse5, CH-8603 Schwerzenbach, Suisse
Tél.41(0)1 887 00 00
e-mail@padma.ch ;www.padma.ch

Pour consulter un médecin tibétain, ou vous procurer des médicaments tibétains, contacter aux Pays-Bas :
NSTG Fondation Hollandaise pour la médecine tibétaine,
Prisengracht 200, 1016 HD Amsterdam.
Fax : 00 31 20 624 28 10

L'émergence
du Lama

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Lama Osel, âgé aujourd’hui de quinze ans et réincarnation de Lama Thoubten Yéshé, vit depuis plusieurs années déjà, dans sa maison personnelle, au monastère de Séra Djé, dans le sud de l’Inde, en compagnie de son père Paco et de son frère Kounkyen, également moine. Son éducation associe la formation bouddhique tibétaine qui sied à un toulkou, avec une formation occidentale. Il a pour enseignants un guéshé tibétain érudit et un enseignant australien qualifié.
Le 11 novembre, à l’invitation du bureau du Projet Maitréya à Taïwan, il a donné sa première initiation tantrique de Tara Blanche et un enseignement sur le but de la vie et l’impermanence.
Pendant les trois mois précédants cet événement Lama Osel Rinpoché s’était préparé en mémorisant les textes en tibétain et en anglais. Les premiers jours, Lama a semblé un peu intimidé mais au fur et à mesure son assurance s’est accrue et finalement le jour J, bien qu’il disait être nerveux, il a été magnifique !
« Il y avait Lama Yéshé qui était documenté et qui était visiblement un grand Lama qu’en fait beaucoup de gens connaissaient, témoigne Peter Kedge, le directeur du Projet Maitréya. Maintenant, voici sa réincarnation. Il y a quelques années, planait une certaine incertitude à ce sujet, mais maintenant, voyant les qualités que Lama Osel est en train de développer et commence à montrer en tant que Lama, c’est comme la crème qui se sépare du lait : il y avait un enfant, et ceux qui ne pouvaient pas percevoir les qualités de l’enfant comme étant celles du Lama peuvent sans doute être pardonnés, mais désormais, on peut véritablement voir l’émergence de toutes les qualités d’un maître. Je pense que voir cela de façon tangible est vraiment fascinant pour les gens !
C’était vraiment une puissante initiation... Mon sentiment était que, ayant eu la chance incroyable d’avoir connu Lama Yéshé et de connaître maintenant Lama Osel et de l’avoir observé de si près depuis les sept ou huit dernières années, c’était... un moment plein de sens parce que j’ai vraiment eu la sensation que Lama revenait pleinement. C’était remarquable. »

Extrait du Mandala, mois de mars 2001

Fond pour
Lama Osel

Michelle Le Dimna

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Pourquoi participer à l’éducation de Lama Osel ? Votre soutien financier assurera la maintenance de sa maison à Séra, couvrira les frais de sa double éducation, lui permettra de se déplacer en Inde et de rendre une visite annuelle à sa famille en Espagne. Il permettra aussi de faire des offrandes et des poujas au nom de Lama et d’aider sa famille en Espagne puisque son père a été jusqu’alors en permanence à ses côtés.
Les dons individuels sont les seules ressources permettant de couvrir les dépenses précitées. Votre gentillesse et votre générosité permettront à Lama de poursuivre un cursus scolaire d’une qualité incomparable. Ce sera l’occasion d’établir un lien avec Lama Osel, que vous ayez connu Lama Yéshé ou non.
Le FLO (Fond pour Lama Osel) récolte les donations, une participation régulière à long terme est la meilleure solution qui soit, toute fois tous vos dons, aussi infimes soient-ils sont les bienvenus.
Pour toute information, contacter :
FLO c/o Michelle le Dimna
9 rue Mathelin Rodier 44 000 Nantes.

 

Nouvelles du Tibet

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Pas de J.O. en Chine avant la libération du Tibet
L
a Chine, pays le plus peuplé du monde, a d’excellents athlètes : le peuple chinois mérite donc d’accueillir les J.O. Mais avant tout, il mérite le respect de ses droits fondamentaux, dont les libertés politiques ! Le Tibet est occupé illégalement depuis un demi-siècle. Tant que le gouvernement chinois ne respecte pas le droit du peuple tibétain à l’autodétermination, et tant qu’il ne respecte pas son propre peuple, il ne mérite pas la distinction internationale d’accueillir les Jeux Olympiques.
Vous pouvez écrire, faxer, adresser vos e-mails aux coordonnées ci-dessous suivant le modèle suivant :
Madame, Monsieur,
Pendant que vous considérez la candidature de Pékin pour les Jeux Olympiques de 2008, les Tibétains subissent une telle aggravation de la répression que certains y voient une seconde Révolution Culturelle. Amnesty International, le Parlement Européen et la Commission Internationale des Juristes confirment que la situation des droits de l’Homme au Tibet ne fait qu’empirer. Les Tibétains et les Ouïghours vivent dans la peur des arrestations arbitraires, de la torture et de la mort en camp de travail. Le gouvernement tibétain en exil a fermement exprimé son opposition à la tenue des Jeux en Chine tant que continuent les violations des droits de l’Homme. Les dissidents chinois, évoquant les risques liés à l’instabilité en Chine, ont également affirmé leur opposition aux Jeux tant que la Chine tourne le dos à la démocratie. Nous vous remercions de ne pas voter pour la tenue des Jeux Olympiques à Pékin tant que la Chine continuera sa politique répressive au Tibet.
Cordialement,

Mettez en titre : « Non à Pékin 2008 », signez (nom, ville) et envoyez le message à : webmaster@olympic.org, wdowding@aafla.org,
anne.king@shell.com.au, drthbach@aol.com, gunilla.lindberg@sok.se, UfficioStampa@coni.it, info@tibet.fr

Extrait de Tibet Information Network.


Campagne anti-religieuse ciblant les écoliers tibétains

Les autorités chinoises ont initié une campagne dans les écoles primaires et les collèges afin de décourager les enfants tibétains de Lhassa d’exprimer leur foi religieuse ou de pratiquer des actes de dévotion. La campagne vise à faire croire aux enfants entre sept et treize ans que la pratique du bouddhisme tibétain est « un comportement arriéré » et un obstacle au progrès. Dans certaines écoles des enfants ont été mis en retenue ou mis à l’amende pour avoir porté un « cordon de protection » alors qu’ils sont interdits. Les parents sont encouragés à donner une éducation athée à leurs enfants afin de les « libérer de la mauvaise influence de la religion ».

Extrait du Tibet Information Network

Disparition d’un homme remarquable
   Tenzin Chœdhak, médecin de Sa Sainteté le Dalaï Lama et véritable « mémoire de la médecine tibétaine » est décédé le 6 avril dernier à Dharamsala, en Inde du Nord.
Né en 1924 à Ringpung Dzong (Tibet central), il est formé par d’éminents médecins et intègre le Mètsékhang à Lhassa, la fameuse école monastique de médecine. Devenu l’un des plus éminents, il devient le médecin attitré de la mère de Sa Sainteté avant d’être choisi dès 1955, pour veiller à la santé du Dalaï Lama.
Lors de l’invasion chinoise de 1959, il est arrêté et emprisonné durant vingt ans : travaux forcés, torture, famine... Alors que la plupart de ses compagnons ne survivent pas à l’enfer de la détention, il résiste grâce à la pratique assidue de la méditation et à sa connaissance incroyable des éléments et des plantes.
Réussissant à fuir le Tibet il reprend sa place auprès de Sa Sainteté en exil et se consacre à la transmission de son savoir afin de préserver la mémoire de traités médicaux qu’il avait mémorisé.
Il voyage de par le monde, soignant inlassablement de nombreux patients. Il y a plusieurs années, certains ont pu le rencontrer à l’Institut Vajra Yogini et croiser son regard « à l’acuité de celui qui en a tellement vu qu’il est revenu de tout, exprimant néanmoins une compassion sans borne vouée à autrui. »
Il participe également à des programmes de recherches médicales occidentales sur l’asthme, le cancer, l’hépatite et le sida.
C’est non seulement une mémoire qui s’éteint mais aussi un grand bodhissatva. Puisse-t-il revenir rapidement pour poursuivre son œuvre et continuer à soulager la souffrance des êtres.

(Voir article de Claude B. Levenson publié dans le journal Le Monde du 11 avril 2001).

Sur le web
D
emandez des infos par e-mails à Bouddhisme Actualités : jean Pierre Chambraud <bouddh@club-internet.fr.

 

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