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Sommaire :
Nouvelles de l'Institut

Une bénédiction inattendue
La visite surprise de Lama Zopa Rinpoché à L'Institut du 24 au 26 mars 2001
C'est l'attachement qui nous conduit Lama Thoubten Zopa Rinpoché
La liberté intérieure Lama Thoubten Zopa Rinpoché
Votre présence est indispensable Denis Huet
Récitation de "Mani"

Frères du Dharma
Sa Sainteté le Dalaï Lama, invité à la Kumbh Méla
un reportage exclusif de Joël Espie et M. Henry
 

Cet été à L'Institut
Enseignements et initiations avec Guéshé Lobsang Tengyé
Enseignements avec Khènsour Jampa Tègchok
Atelier de Dharma pour ados

 

Notre dossier : Un aperçu de la médecine tibétaine
Les fondements de la médecine tibétaine Anne Thillais et Sam Régad
Traiter des maladies graves Un entretien avec Yéshi Dondèn

L'émergence du Lama Lama Osel a donné sa première initiation
Fond pour Lama Osel Michelle Le Dimna

Nouvelles du Tibet
Pas de J.O en Chine avant la libération du Tibet

Campagne anti-religieuse au Tibet
Disparition d'un être remarquable Tenzin Chœdrak, une mémoire s'est éteinte

Sélection boutique

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Nouvelles de l'Institut

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Retraite de Vajra Yogini
Du vendredi 5 janvier à 18h au mercredi 31 janvier.

Cette Nouvelles de l’Institut
L’événement le plus marquant de ces derniers mois est bien sûr la venue impromptue du maître spirituel de la FPMT, Lama Thoubten Zopa Rinpoché, du 24 au 26 mars de cette année. Les six pages commémoratives suivantes lui sont dédiées. Malgré le peu de temps de préparation, nombreux sont ceux qui, parmi vous, ont pu assister à ses enseignements, et pour certains, découvrir ce maître exceptionnel.
à noter que la cassette de la transmission orale du Soutra des Rayons d'Or Sacrés est disponible à la boutique.
Le 1er et le 2 mai, Rinpoché a également béni le centre Kalachakra à Paris et enseigné à la Pagode de Vincennes.
Comme l’eau, sans cesse
la vie s’écoule...
L’Institut Vajra Yogini présente toutes ses condoléances au vénérable Thoubten Lobsang (Tony) à l’occasion du décès de sa mère Erika Wengoborsky survenu le vendredi 20 avril ainsi qu’à Blanche et à ses enfants qui ont eu la grande tristesse de perdre Marcel Thuries leur mari et père.
Puissent-ils tous deux avoir une parfaite renaissance humaine et puisse Tara les protéger dans leur vie future.
Charles : le retour
Comme nous vous l’annoncions dans notre dernier programme, trois Nyoung-Nai auront lieu à l’Institut du samedi 26 mai à 5h du matin au vendredi 1er juin. Nous avons l’immense joie de vous annoncer que Charles, de passage en France, participera (comme à son habitude) activement à cette intense retraite de purification pour le bien de tous les êtres. Il guidera également la retraite de Tchènrézi du samedi 2 au mercredi 6 juin. Qu’il en soit remercié d’avance.

 

Une visite
inattendue

Marie Henry

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Lama Zopa Rinpoché ne pouvant visiter tous les centres de la FPMT en France, nous avons tous eu l’immense surprise d’apprendre que Rinpoché s'arrêtait quelques jours au Monastère Nalanda près de l'Institut Vajra Yogini, afin de « faire une pause » entre l'Asie et le début de sa tournée d'enseignements en Europe.
Dans l'après-midi d'un jeudi ensoleillé du mois de mars, nous avons accueilli Rinpoché et le Vénérable Roger Kunsang au Monastère Nalanda, le cœur heureux de rencontrer à nouveau notre Maître bien-aimé après cinq années d'incessantes requêtes à venir enseigner. Alors que Rinpoché était censé se reposer, il décida de donner deux soirées d'enseignements à l'Institut pendant le week-end, et d'offrir le lundi soir un dîner suivi d'instructions à la communauté de Vajra Yogini et des centres annexes.
Sur les conseils de Denis Huet et de Cécilia, tous les résidents commencèrent à organiser cet événement en appelant par téléphone chacun de ceux qui connaissaient Rinpoché ou qui désiraient rencontrer le Lama qui nous donna tant l'inspiration à travailler dans un centre FPMT afin de contribuer à son œuvre gigantesque de libérer tous les êtres sensibles de la souffrance et de ses causes. Tout le monde était très excité, fou de joie, très ému devant la bonté de Rinpoché de nous donner des enseignements alors que nous savions qu'il avait été extrêmement occupé à sillonner la Terre pour répandre et préserver les enseignements du Bouddha et de Lama Tsongkhapa, et de guérir ainsi tous les êtres. (J'en profite pour remercier le magazine Mandala dont la lecture m'a aidé à traduire et à suivre les très nombreuses activités saintes de Rinpoché dans le monde).
Lama Zopa Rinpoché décida d'offrir à plus de deux cents personnes réunies à l'Institut la transmission orale du Soutra des Rayons d'Or Sacrés.
Appartenant au Kangyour, ce soutra est un enseignement direct du Bouddha et libère des karmas négatifs et de ses empreintes causés par des intentions négatives. Rinpoché a reçu la transmission de ce soutra de Bakoula Rinpoché, le précédent ambassadeur d'Inde en Mongolie, dont il fit l’éloge par rapport à ses activités saintes telles que d'être un Maître parfaitement érudit et expérimenté, d'avoir construit un nouveau monastère en Mongolie et, d'être aussi bénéfique aux êtres grâce à ses réalisations et à sa pure conduite du vinaya. Rinpoché proclama que Bakoula Rinpoché était l'incarnation de l'un des seize arhats appelé Nédène Bakoula Thèr, à qui le Bouddha avait demandé de protéger le Dharma.
Lama Zopa Rinpoché précisa qu'ayant reçu la version moyenne de ce soutra (la longue contient trente et un chapitres, une autre vingt-neuf, et la courte vingt-quatre), il voulait le lire parce qu’il procure d'incroyables bienfaits : sa lecture apporte la paix dans le pays, arrête la violence, dompte les esprits violents et accorde une grande protection au leader d'un pays afin qu'il ne reçoive pas de nuisances. En Mongolie, Rinpoché rencontra le premier Ministre à qui il fit part des projets de Dharma commencés pour le peuple Mongol. Il lui conseilla de faire lire cent fois ce texte une fois par an car cela protégerait son pays, particulièrement des invasions. Le premier Ministre Mongol s’engagea à suivre les conseils de Rinpoché. Ainsi Rinpoché précisa que compte tenu des bienfaits de ce texte, il serait bon de le lire dans des pays confrontés à une extrême violence tels que l'Algérie et l'Indonésie, cela apporterait la paix et la cessation des meurtres. On peut même utiliser une cassette enregistrée et c'est ainsi qu'Eric a mis à la disposition des membres de l’Institut une copie de la transmission orale de Rinpoché que l’on peut écouter en voiture, à la maison ou ailleurs.
Même si l'on ne comprend pas le langage utilisé, cette transmission orale (Tib. Loung) laisse sur notre courant de conscience les empreintes qui nous permettront à l’avenir de comprendre ce texte et d'obtenir l'éveil. Pendant que Rinpoché donnait la transmission orale, il nous offrit un commentaire savant unifiant sa sagesse exaltée, habile et élaborée à des conseils précis pour le moment présent. Une vraie bénédiction pour chacun. Comme Rinpoché le dit : « à travers mon corps, le Bouddha Shakyamouni, Tara, Manjoushri, Vajra Yogini vous donnent la transmission orale. »
Chaque soir, Rinpoché commençait par réciter la louange au Bouddha Shakyamouni, puis délivrait un enseignement suivi du loung commenté, et terminait par des dédicaces vastes et profondes.
Ainsi le samedi soir, il s'exprima sur les problèmes relationnels : « Si vous voulez avoir de bonnes amitiés, l'harmonie dans vos relations, la paix et le bonheur dans votre famille, développez la patience et le bon cœur, ce sont les choses les plus importantes à pratiquer en cette vie. » Puis Rinpoché parla de l'importance d’accroître l'esprit vers l'éveil par des méditations graduelles : « Il n'est pas suffisant de faire des méditations sur la respiration, d'observer ses sensations, de se concentrer sur un objet parce que cela servira juste à empêcher la colère, le désir, les émotions négatives de se manifester... Méditer uniquement sur la bonté aimante ou sur la respiration ne peut pas éliminer les graines des perturbations... Une seule personne qui ne pratique pas le bon cœur nuit à un nombre illimité d'êtres. Les méditations sur le souffle n'éliminent pas les graines ; tous les chemins qui mènent à la libération sont capables de mettre un terme aux différentes perturbations. » La session se termina à une heure du matin.
Le dimanche soir, juste après la première récitation de la prise de refuge, Lama Zopa commença par enseigner intensément sur le refuge causal et résultant : « Tout comme Lama Tsongkhapa l’explique dans le Lam Rim Tchènemo, ce que nous nommons « plaisir » est une sensation de souffrance pas encore identifiable. Au début le plaisir est simplement nommé par l'esprit mais n'apparaît pas en retour à votre esprit comme simplement nommé par votre esprit. » Puis il expliqua le point de vue des quatre écoles philosophiques sur l'objet grossier de négation. Ensuite, il insista sur le désir-attachement, s’adressant plus particulièrement à ceux qui ont pris des vœux : « Quand votre esprit tombe dans l'attachement, vous êtes comme en prison ; quand votre esprit pense au nirvana, vous êtes libre, c'est la cessation de la souffrance et de ses causes, le bonheur, la paix, la satisfaction. C'est l'attachement aux plaisirs samsariques qui vous fait croire que vous êtes en prison ». Rinpoché décida à la fin de cette session, c'est-à-dire à deux heures du matin, de continuer le lendemain soir la transmission orale du texte.
Le lundi soir, Rinpoché offrit un dîner, un cordon béni et une représentation de Lama Tsongkapa pour la pratique du Yoga du Gourou à chaque membre qui participe directement aux activités de l'Institut. Dans la Gompa, il commença par enseigner sur l'impermanence et la mort : « Si vous suivez l'ignorance, la saisie de l'existence véritable, si vous vous accrochez au “je” et aux phénomènes qui se manifestent indépendamment de leur propre côté, vous ne vous libérerez jamais de la souffrance infinie du samsara. Si vous pratiquez l'attention sur la vacuité, considérant le “je” et les phénomènes comme vides d'existence véritable, vous obtiendrez la libération parce que cela coupe la racine du samsara et met fin aux perturbations subtiles. » Ainsi Rinpoché nous invita à contempler la signification de la production dépendante, en nous guidant dans une méditation silencieuse. Puis il parla intensivement des trois principes de la voie, et de la manière de créer d'infinis mérites rien qu'en enseignant ou en traduisant un seul vers du Bouddha : « Pour rendre votre vie significative, vous devez entendre et écouter les enseignements du Dharma. Recevoir la transmission orale des enseignements profonds des Tataghatas, les mémoriser, les réciter, les méditer sert à préserver le Dharma. écouter le Dharma crée d'infinis mérites. Mettez l'accent sur la méditation graduelle du Lam Rim et réserver moins de temps à vos pratiques du Tantra. »
« Nalanda est comme un père et l’Institut Vajra Yogini comme une mère pour les centres annexes moins importants qui se développent dans la région. Nalanda et Vajra Yogini leur apportent leur soutien. Bien sûr, il faut s’efforcer de faire de son mieux. La direction à suivre est celle de la tradition de Lama Tsong Khapa, il faut être la cause permettant aux êtres de réaliser le chemin vers l’éveil qui a été enseigné par Lama Tsong Khapa, notamment le célèbre enseignement de l’unification du Tantra. En ce qui concerne les enseignants du Dharma, il faut les analyser selon les points expliqués dans le Lam Rim, et également en suivant les conseils de Sa Sainteté le Dalaï Lama. Par ailleurs, il serait très bénéfique que l’Institut Vajra Yogini organise une retraite de trois ans de Vajra Yogini à l'Institut, ou près de l'Institut, ou encore dans le ciel ! » Puis il donna une bénédiction à chacun avec un cordon et une image de Lama Tsongkhapa. Il était trois heures du matin ! Il est cependant toujours surprenant de constater que nous ne voyons pas le temps passer quand Rinpoché enseigne. Sa voix était toujours aussi mélodieuse après chaque longue transmission orale pendant lesquelles son souffle restait suspendu, ininterrompu.
Puissions-nous tous partager l'amour que nous recevons de Lama Zopa Rinpoché avec tous et chacun des êtres sensibles ayant la chance de l'avoir rencontré.
Rinpoché repartit le mardi suivant et rencontra à l'aéroport Guéshé Lobsang Tengyé, le Lama de l'Institut, qui revenait d'Inde où il avait reçu les enseignements du Lam Rim Tchènemo de Sa Sainteté le Dalaï Lama. Guéshé-la a fait à cette occasion la requête à Rinpoché de venir enseigner à l'Institut l'année prochaine beaucoup plus longtemps.

Marie Henry

Lama Thoubten Zopa Rinpoché

C'est l'attachement
qui nous conduit

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Les vers de refuge contiennent les deux pratiques du refuge : le refuge causal et le refuge résultant. Je prends refuge en le Bouddha, le Dharma et la Sangha jusqu’à l’éveil. « Jusqu’à l’éveil » exprime le refuge résultant, « en le Bouddha, le Dharma et la Sangha » exprime le refuge causal, ainsi le but de notre vie est d’être bénéfique à autrui. Le plus grand bénéfice que l’on puisse apporter à autrui est la libération de toutes les souffrances et de leurs causes et de mener les êtres à l’éveil total, au bonheur inégalé.
Lorsqu’une bougie est allumée, les insectes viennent se brûler. Pourquoi ? C’est l’attachement qui en est la cause. C’est une projection : il y a vraiment quelque chose de merveilleux, d’agréable dans la flamme. Or, une fois que l’insecte arrive sur la flamme, il se brûle et meurt ou bien il s’englue dans la cire et meurt. Suivre l’attachement cause la souffrance. Il y a donc toute cette hallucination projetée de quelque chose d’agréable, et en suivant l’attachement tout se termine dans la souffrance.
Tous les problèmes de relations successifs causent tant de souffrances. Après une séparation on éprouve des douleurs durant de nombreuses années, des douleurs difficilement surmontables mêmes après plusieurs années, on a le cœur empli de chagrin. Et même si on n’en vient pas au suicide, on éprouve beaucoup de souffrances.
L’attachement et le désir remplissent notre vie, on n’a pas le temps de pratiquer le Dharma, on n’a pas le temps de méditer, pas même celui de réciter un mala de Om Mani Padme Hum. Et même si on réussit à s’asseoir pour méditer, l’attachement ne nous permet pas de nous concentrer, il distrait notre esprit. Lorsque nous essayons de faire une retraite, l’attachement dérange notre esprit sans répit. Parfois il est impossible de se concentrer ou de méditer même durant une seule cession. L’attachement rend notre vie si active, si tendue, si fatigante…
Et puis nous avons tant de soucis, la peur de perdre ce que nous possédons, ou celle de ne pas gagner plus… Prenons l’exemple d’un homme d’affaires, même si ses bénéfices vont croissant, en suivant le désir, il n’est jamais satisfait. En suivant le désir nous ne serons jamais satisfaits, c’est la nature même du désir. Peu importe le profit, tant qu’on suit le désir, on veut plus, toujours plus... Mais un jour le karma de faire du profit se termine, les affaires s’effondrent… On aurait dû s’arrêter pendant qu’il était encore temps… L’attachement crée énormément de souffrances.
L’alcoolisme détruit la vie. L’argent gagné au travail, après des années d’études au lycée puis à l’université, est dépensé dans l’alcool, sans contrôle. Cela provoque de nombreux problèmes dans la famille : des problèmes de violence dûs à l’esprit incontrôlé et on devient incapable de s’occuper des enfants. Un alcoolique met sa vie en danger, de nombreuses personnes ont des accidents mortels sous l’emprise de l’alcool. C’est l’attachement qui tue, il fait perdre les biens, la personne devient un danger pour autrui, et devient incapable de fonctionner normalement. L’attachement mène à la toxicomanie, à la prison et à de nombreux karmas négatifs tels que voler, tuer…
Il est très difficile de vivre dans les cinq vœux laïcs en vue d’obtenir une bonne renaissance, c’est-à-dire de rencontrer à nouveau le Dharma, de développer son esprit sur le chemin de l’éveil et d’être de plus en plus bénéfique pour autrui. C’est l’attachement qui rend difficile le fait de prendre ou de garder des vœux de laïc. Lorsque l’esprit suit l’attachement, on se sent en prison, mais lorsque l’esprit suit la voie du nirvana, le bonheur ultime, alors c’est un soulagement. On se sent libre. Le bonheur ultime est la cessation de l‘océan des souffrances du samsara et de ses causes, c’est-à-dire le karma et les perturbations. Lorsqu’on pense au bonheur ultime le cœur est totalement soulagé, c’est le repos, le bonheur, la paix, la satisfaction. Au contraire lorsqu’on suit l’attachement et le désir on se sent prisonnier. Le choix est là : convoitez-vous les plaisirs du samsara ou souhaitez-vous la libération ? Si vous poursuivez les plaisirs du samsara, c’est-à-dire les souffrances du samsara, alors suivez l’attachement. Par contre si votre but est l’éveil des êtres, alors vous connaîtrez une joie incommensurable. Qu’y a-t-il d’autre dans la vie ? De quelle autre façon donner un sens à sa vie ? Il n’y a rien d’autre à faire que d’atteindre l’éveil et de libérer les êtres innombrables de la souffrance et de les mener à l’éveil. Même la libération pour soi-même apporte une paix incroyable à l’esprit, du repos, une réalisation qui dure 24h sur 24. C’est une paix intérieure mais à la minute même où on abandonne cela, où on se tourne vers les plaisirs des sens, les plaisirs du samsara, on souffre instantanément, on se torture. En suivant l’attachement on se torture nuit et jour. C’est une maladie de l’esprit.
L’attachement, le désir ne sont jamais satisfaits. Même si on n’y trouve pas de réel plaisir, c’est comme une dépendance, on suit encore le désir, on souffre de plus en plus, on est de plus en plus malheureux. C’est ainsi que la vie se termine. Par contre, l’ordination et la pratique sont les bases des réalisations. Elles sont une protection, elles permettent d’abandonner les karmas négatifs et les causes de la souffrance. Les vœux sont les causes du bonheur temporaire et ultime, ils sont les fondements des réalisations du chemin du Mahayana et de l’éveil. Ainsi, nous avons besoin de créer des mérites, nous devons prier chaque jour afin d’être capable de mener une vie dans l’éthique pure de l’ordination. Il y a de nombreuses méthodes à mettre en œuvre, mais la plus importante est de se garder à distance des objets d’attachement et également de méditer sur l’impermanence et la mort, sur la renaissance parfaite, sur les souffrances des royaumes inférieurs en relation avec le karma, sur la nature des souffrances du samsara.
La nature du samsara nous enseigne qu’après la rencontre il y a toujours la séparation, après la création il y a la cessation, après la naissance vient la mort. Ceux qui vivent dans l’ordination doivent méditer continuellement sur le renoncement au samsara, sur les souffrances du samsara, gardez à l’esprit le fait que se libérer de l’attachement rend heureux et paisible. Faites des prières afin de vivre dans une éthique pure non seulement durant cette vie, mais pour toutes les vies futures. C’est la raison pour laquelle les monastères se situent à l’écart des villes, c’est une protection pour les vœux.
Pour les laïcs, il en va de même, la pratique du renoncement (l’antidote à l’attachement au samsara) coupe les problèmes, la confusion, les problèmes relationnels. Plus on pratique le renoncement, plus on développe de l’aversion envers le samsara, plus on transforme son esprit, plus on éprouve de paix, de liberté et de bonheur dans le cœur. Dans la famille, dans les relations, tout devient plus paisible, on est plus heureux, sinon en demeurant sous le joug de l’attachement il y a toujours des querelles.
Puisque dans la vie nous sommes trop occupés, puisque nous n’avons pas de temps pour méditer, Nagarjouna a expliqué qu’il est suffisant de faire la prière du Lam Rim ainsi que notre pratique tantrique (si nous sommes initié). Cela dépose des empreintes sur notre conscience...

   Grâce aux mérites accumulés par moi-même et les Bouddhas et bodhisattvas des trois temps et tous les êtres sensibles puisse l’esprit de bodhicitta qui surpasse le joyau à exaucer tous les souhaits, se développer dans mon esprit, dans celui des membres de ma famille, dans celui des membres de la FPMT et dans celui de tous les êtres sensibles, sans attendre une seconde, dans cette vie-même. Puisse l’esprit de bodhicitta qui est déjà né, s’accroître.
Dédions les mérites acquis par l’audition de ce Soutra au soulagement immédiat des souffrances des êtres et à leur éveil rapide, source de bonheur.
Puissent tous les amis vertueux avoir de longues vies et puissent tous leurs projets se réaliser.

Puisse Lama Jé Rinpoche (qui est un aspect de Lama Tsong Khapa) apporter des bienfaits aussi vastes que le ciel aux êtres et les mener à l’état de Bouddha. Puissent tous les êtres de tous les univers, ceux des royaumes infernaux, les esprits, les insectes etc. se libérer des karmas négatifs, des maladies, des nuisances des esprits et puissent-ils rapidement réaliser bodhicitta.
Puissent les aveugles recouvrer la vue, que ceux qui ne peuvent marcher remarchent à nouveau, que les pauvres deviennent prospères, que ceux qui souffrent à cause d’esprits ou d’autres êtres sensibles soient soulagés immédiatement et qu’ils connaissent la paix de l’esprit et une vie riche de sens.
Que les personnes qui sont actuellement dans le coma, guérissent instantanément, que ceux qui connaissent des difficultés relationnelles ou qui sont en dépression, éprouvent dans leur cœur la joie et la béatitude immédiates.
Que ceux qui recherchent un maître spirituel puissent rencontrer un maître parfaitement qualifié, que ceux qui désirent recevoir des enseignements puissent recevoir des enseignements justes, que ceux qui souhaitent partir en retraite puissent trouver un endroit adéquat et obtenir des réalisations durant leur retraite.
Puissé-je devenir un joyau à exaucer tous les souhaits.
Il est important de faire cette prière au moins une fois par jour afin de développer le pouvoir de son esprit et d’être capable un jour de réaliser tous ces vœux.

Transcription et traduction de Sam Regad

 La liberté intérieure

Lama Zopa Rinpoché

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Je sais que vous êtes en prison, mais en fait c'est comme un concept : [cela dépend] comment vous nommez et comment vous utilisez l'endroit. Pour un autre esprit, la prison est semblable à un ermitage. Au Tibet, des gens vivaient dans des ermitages très étroits en terre battue avec un seul trou pour recevoir de la nourriture. Pendant des années ils n'en sortaient pas. Donc, en ce qui concerne le fait d’être enfermé, la question est de savoir comment vous désignez cette situation et comment vous l'utilisez.
Dans votre cas, vous pouvez utilisez le bouddhisme de la tradition du Mahayana pour voir vos circonstances malheureuses comme des circonstances qui vous aident à purifier votre karma négatif et à obtenir l'illumination pour tous les êtres sensibles. Vous devez réaliser maintenant que la situation dans laquelle vous vous trouvez est la meilleure, qu’elle vous a été donnée par la police, la justice et les personnes impliquées. En réalité ces personnes vous aident en vous mettant dans cette situation, elles vous soutiennent à développer votre esprit sur le chemin de l'illumination et à mettre un terme à toute la souffrance et ses causes.
Nous pensons que les gens qui sont à l’extérieur de la prison ne sont pas des prisonniers, mais nous le sommes. En réalité, les gens du dehors, même ceux qui voyagent partout autour du globe et qui sont considérés comme étant des millionnaires ayant réussi, ceux qui pensent avoir tous les objets désirables, vivent en fait dans une prison : dans la prison de leur vie intérieure. Leur vie intérieure est lamentable, si misérable et malheureuse, ne trouvant pas de satisfaction. Parce qu'ils ont déjà presque tout essayé et qu'ils n'ont pas trouvé de satisfaction, ils sont encore plus malheureux que les gens qui ont peu.
De nombreux Lamas et de nombreuses personnes ont été mis en prison par les communistes chinois au Tibet. Beaucoup y ont obtenus des réalisations, la prison est alors devenue très bénéfique pour leur esprit. En prison, ils ont été capables de mettre en pratique le Dharma qu'ils avaient appris auparavant. Certains ne se nourrissaient pas et cependant leur corps était rayonnant et lumineux grâce à la méditation -la nourriture de l'esprit. C'est pourquoi vous devez profiter de la pratique du Dharma en prison. Développer votre esprit, transformer la situation en bonheur, et cela devient une île magnifique, une terre pure, un paradis.

Extrait d'une lettre de Lama Zopa à un jeune prisonnier américain
Traduction Marie Henry

 Votre présence
est indispensable

Denis Huet

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Tout d'abord nous voudrions vous remercier de nous avoir donné la transmission orale très précieuse du Soutra des Rayons d'Or Sacrés et l'enseignement qui purifie notre karma négatif pour des milliers et des milliers d'éons.
A l'instar de toute la famille de Vajra Yogini, nous vous adressons sincèrement et du plus profond de notre cœur, la requête que vous veniez enseigner l'année prochaine à l'Institut pour une plus longue période, terminer la transmission orale des chapitres suivants du Soutra des Rayons d'Or Sacrés, et donner l'initiation de Vajra Yogini.
Les mains jointes au cœur, avec une foi et une confiance totales en votre direction, nous prions pour votre longue vie et pour que tous vos projets, particulièrement la statue de Maitréya à Bodhgaya, et la propagation du Dharma en Mongolie, soient accomplis. Puissent toutes les activités des centres du FPMT réussir pour le bienfait de tous les êtres sensibles.
Si par notre ignorance nous vous avons déplu, pardonnez-nous.
Puisse la paix venir au Tibet et dans ce monde,
Puissions-nous ne jamais être séparés de votre précieuse direction,
Avec notre respect et notre dévotion des plus profonds.

Le Directeur, Denis Huet
Requête à lama Zopa Rinpoché à l'occasion des enseignements du 24, 25 et 26 mars 2001

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