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Sommaire général du site
Sommaire du bouddhisme tibétain
Michèle Le Dimna,
responsable du FLO en France,
nous a fait parvenir les informations suivantes.Le but du FLO est de récolter et transmettre
des donations afin de contribuer à l'éducation
du jeune Lama Osel, réincarnation de
Lama Thoubten Yéshé, lui-même fondateur
de la Fondation pour la Préservation de la Tradition du Mahayana (FPMT).Pour plus de contact : m.ledimna@free.fr
1. La marque d'un vrai Lama
2. Un entretien avec Lama
3. Nouvelles de Lama Osel (Juillet 2000)
4. L'épanouissement d'un Lama réincarné
5. Préparation d'un jeune Lama
6. Seize bougies
7. Bilan du FLO
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1. La marque d'un vrai Lama
par le Vén Roger Kunsang, intendant de Kyabjé Lama Zopa RinpochéJai le souvenir dune rencontre avec Lama Ösel alors quil avait environ douze ans. Cela se passait dans la chambre de Lama Zopa Rinpoché, dans la maison de Lama, au monastère de Séra-jé, dans le sud de lInde. La discussion tournait autour de la discipline de Lama, de son attitude à légard des autres, de son éducation. Y participaient, outre Lama Zopa Rimpoché, Lama Ösel, Paco, son père, Gueshé Tséring Tashi (son serviteur, un moine de Kopan aujourdhui gueshé Lharampa), Gueshé Thoubten Chonyi (ladministrateur de sa maison, gueshé Lharampa également et de Kopan au départ) ainsi que Gueshé Thoubten Gyourmé (un autre moine de Kopan, gueshé Lharampa).
Chacun énuméra successivement de façon explicite, tout ce que Lama avait accompli de façon insatisfaisante ou navait pas accompli du tout .( Lama Zopa Rinpoché, lui, ne dit rien, se contentant découter).
Ils ne retinrent en rien leurs critiques. En réalité, arrivé à un certain point, je commençai à me sentir très mal à laise et à penser quêtre critiqué si lourdement est le genre de choses qui peut vraiment abîmer un jeune garçon. Evidemment, personne nétait en colère ni ne criait; ils étaient simplement francs et directs.
Après quasiment une heure de cette critique détaillée des agissements de Lama, chacun ayant dit ce quil avait à dire, le silence retomba dans la pièce.
Tandis quil recevait tout ce qui se disait de lui, Lama était resté assis, le regard lointain; il semblait calme et détendu. Il prit ensuite la parole, disant : » Cest juste mais vous avez oublié la fois où jai fait ceci et cela et cette autre fois où jai fait telle et telle erreur... ». Non seulement, Lama entreprit de rappeler à ses aînés, les erreurs quil avait faites et quils avaient oubliées mais il y rajouta une liste dautres choses quil avait faites et dont ils navaient jamais été au courant. Quand je lentendis parler ainsi, je pensai que cétait là, la marque dun Lama authentique.Jai aussi le souvenir de cette fois où Lama, qui avait alors environ dix ans, venait de traverser une période très difficile. Je lui demandai sil lavait ressentie comme difficile, il me dit : « Oui, très difficile ». Je lui demandai sil souhaitait en dire un peu plus (pensant quil pouvait être bon pour lui que nous en reparlions) mais Lama me répondit : « Non, cest fini, cest du passé. Maintenant, je veux faire ce que jai à faire ». Jétais très impressionné. Il avait vraiment lâché prise. Il ne semblait ni agité ni bouleversé. Il en avait vraiment fini avec tout cela et voulait en sortir.
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2. Un entretien avec Lama
Extrait dun entretien donné au magazine de la FPMT "Mandala" par Lama Ösel à la veille de ses quinze ans.Mandala : Quaimez-vous dans les retraites?
Lama Osel : Mon esprit est très paisible quand je fais une retraite. Je nétudie pas quand je suis en retraite et cela contraste agréablement avec les études.M : Pensez-vous que vos études développent votre habilité à méditer?
L : Présentement, je ne sais pas encore très bien méditer sur tout, mais dans le futur, je crois que cela maidera. Au départ, quand vous lisez les textes, vous savez sur quoi méditer parce que le texte le dit. Mais pour le moment, je ne comprends pas très bien, alors je me contente de lire et de réciter. Je ne sais pas quoi visualiser.
Lorsque jai accompli la retraite de Tara blanche avec mon enseignant, celui-ci ma expliqué sur quoi méditer, alors cette fois là, oui, je méditais.M : Etes-vous heureux de faire ce que vous faites au monastère?
L : Je suis très heureux ici. Je nimagine pas que ce puisse être mieux. Cest pour moi le meilleur endroit au monde pour étudier le bouddhisme et tout a été fait pour me faciliter les études. Comment dire? Cest une renaissance tellement fortunée! Jaurais eu beaucoup de remords si jétais resté en Espagne.M : Est-ce que vous passez du temps avec dautres moines?
L : Non, habituellement, je suis à la maison. Habituellement, je ne sors pas, je reste à lintérieur jusquà ce que jaille aux poudjas.M : Etes-vous daccord avec cela?
L : Oui. Les autres ont le droit de sortir. Seuls, quelques lamas nen ont pas le droit. Il y a 84 réincarnations ici, mais la plupart dentre elles nont personne à leur service, aussi sont-elles livrées à elles- même. Certaines ont des serviteurs ; la plupart sont jeunes.M : Que faites-vous de vos vacances?
L : Je massieds et jutilise mes mains pour jouer à lordinateur. Parfois, je joue au ballon, parfois je vais de haut en bas, dans la maison. Maintenant, ce sont les vacances du nouvel an tibétain, le Losar. Toutes les maisons débordent de musique et lon joue au billard (cest le jeu où lon frappe les boules avec une canne). Il y a aussi un autre jeu où lon frappe la balle avec les mains; cest très bien. Je crois que jai deux semaines de vacances.M : Avez-vous apprécié les enseignements à Bodhgaya en décembre?
L : Oui, complètement. Japprécie vraiment dêtre très proche de Sa Sainteté. Spécialement à la fin, quand Sa Sainteté a donné ses conseils aux moines de Kopan, jai adoré. Je crois que quelquun la enregistré.M : Lors de vos études avec votre enseignant, débattez-vous de vacuité?
L : La vacuité ne sera abordée que plus tard, après de nombreuses années denseignement. Maintenant, il sagit surtout de nous aiguiser lesprit, aussi étudions-nous les couleurs. Cela aide à vous rendre lesprit pointu pour le futur quand vous commencez effectivement... Donc, pas de vacuité encore!M : Quel sujet aimez-vous?
L : Tout. Je trouve que tout est bien conçu et de plus extrêmement vaste et très bien écrit.M : Etudiez-vous certaines choses par vous-même ou toute votre éducation est-elle guidée par vos enseignants?
L : Parfois, lorsque je suis seul, je lis certaines choses... Je lis des livres en anglais et parfois aussi en tibétain comme « Semkyi Shidhe » ( Lesprit paisible), un livre de Sa Sainteté. Je ne le comprends pas, je my efforce juste mais je ne comprends pas. Cela parle surtout de compassion.
En ce qui concerne les livres occidentaux, je lis des choses comme « Le Seigneur des Anneaux » mais les livres tibétains, eux, traitent tous de bouddhisme. Lire en anglais me permet daccélérer ma lecture et daméliorer ma grammaire. Lorthographe aussi saméliore si vous êtes capable de bien lire et vous avez plus de vocabulaire à votre disposition pour parler. Tout cela vient de la lecture de livres! Jai trouvé que cela maide de lire en anglais.
Mais je préfère vraiment de loin le tibétain à langlais. En anglais, je nai pas ce « sem chouk » -sem signifie esprit, shouk, fort, passionné -; je ne lai pas en anglais mais en tibétain, je lai, cette passion ... Mon esprit se passionne pour lensemble des études bouddhiques.M : Puisque vous avez mentionné les mathématiques précédemment, êtes-vous intéressé par létude dautres matières?
L : Jaime les mathématiques; je les aime pour la façon dont vous y utilisez votre esprit. Cest aussi un domaine très vaste.
M : Et les sciences?
L : Je ne les aime pas beaucoup, surtout la physique. Oui, je déteste particulièrement la physique, je ny comprends rien, cest très difficile. Je pense que jétudierai un peu plus la psychologie occidentale dans le futur, juste pour voir de quoi il en retourne.M : Daprès ce que vous avez vu en Occident, y-a-t-il quelque chose que vous ayez appris qui vous semble une bonne formule pour traiter lattachement?
L : Cela peut aider de penser à limpermanence, de penser quun jour, vous deviendrez vieux puis que ce sera fini... Vous pouvez penser à la mort et vous dire: « Je dois faire de mon mieux dès maintenant ». Vous pouvez aussi imaginer quelquun à qui vous êtes attaché comme un être sensible, votre mère.; cela change la relation.M : Etes-vous satisfait de la façon dont vous voyez la F.P.M.T. se développer?
L : A certains égards, oui. Toutefois, beaucoup de personnes sont ennemies, enfin pas ennemies mais disons quelles manquent dharmonie; elles disent : « Les bouddhistes, bla bla bla ... » mais ensuite : « Cette personne est ceci, cette personne est cela, cette personne nest pas bien... » ; on trouve beaucoup de problèmes de ce genre. Sinon, je trouve que cest très bien.M : Il parait quune fois, Lama Zopa Rimpoché a dit que vous commencerez à prendre quelques responsabilité dans lassociation quand vous aurez dix-huit ans.
L : Vraiment? Je ne le savais pas.M : Avez-vous lénergie pour cela?
L : Jai lénergie mais je dois en savoir beaucoup sur la philosophie bouddhique pour cela. Si je donnais des enseignements, je pourrais faire des erreurs. Aussi ai-je besoin de tout étudier pour le moment où je commencerai à donner des enseignements. Tout le reste est très facile -(rires) je crois. Mais je nai pas encore dexpérience. Je pense que cest très facile; enfin peut-être pas très facile mais assez, enfin je lespère!M : Donc, si vous avez un esprit contrôlé grâce aux études et à la méditation, alors tout le reste sera facile?
L : Non, non. Ce que je veux dire cest que je pense quil est facile darriver avec des plans pour construire telle chose et de dire : « Faites ceci, faites cela. ». Je pense que cest facile mais je nen suis pas sûr. De toutes façons, je verrai quand je commencerai....
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3. Nouvelles de Lama Osel
Extrait du magazine de la FPMT "Mandala" juillet / août 2000Premiers débats
« Le 11mai, jai commencé à débattre. Jen ai été vraiment heureux. Jétais terrifié au départ mais avec du recul, quand jy repense,je me demande pourquoi jétais si nerveux. Mes études saméliorent. Jai juste rajouté les débats et maintenant je consacre quinze heures par jour aux études, débats et prières; ceci tous les jours sauf le mardi qui est notre jour de congé. »
Cours danglais
« Jai fini de lire Le comte de Monte Cristo. Jai adoré! Je pense que cest un des meilleurs livres que jaie jamais lus. Maintenant, je suis entrain de lire Vingt Mille Lieues sous les Mers.
Changement à la maison (tib. Labrang) de Lama Ösel
La construction du premier étage est terminé et je me suis installé dans ma nouvelle chambre. Je laime beaucoup. Elle est très calme et paisible. Cest unexcellent endroit pour étudier parce que jy ai très peu de distractions.
Le vén Jampa Ludrup, assistant de Lama pour les études danglais rapporte :
« Je suis très heureux de rendre compte que Lama travaille très bien. En ce moment, il déborde dénergie, de confiance et denthousiasme et pratique les débats avec dautres moines qui viennent du Labrang. Il sest très bien comporté sur laire des débats, allant jusquà battre un moine dune classe supérieure. Il y a été lobjet dune grande attention; il avait une foule de vingt ou trente moines autour de lui ; malgré cela, il na pas été trop nerveux. Il y a été extrêmement bien préparé par Gén-la. Il sy est plu comme un poisson dans leau.
En ce qui me concerne, javais la plus grande difficulté à trouver quelquun qui maide à apprendre à débattre or Lama ma proposé de le faire. Jen ai été très surpris et ravi ; maintenant, il menseigne une demi-heure par jour tous les deux jours. Je pense que cela fait de moi son premier étudiant ! Je me sens très privilégié ; cest vraiment très gentil de sa part. »Retour en haut de page
4. L'épanouissement d'un Lama Réincarné
Quand Lama Ösel Rinpoché, quinze ans, réincarnation de Lama Toubten Yéshé, donna sa première initiation tantrique de Tara blanche et un enseignement sur le but de la vie et limpermanence en novembre 2000, ce fut une expérience puissante tant pour lui que pour son auditoire. Peter Kedge, directeur du Projet Maitréya, décrit cet événement marquant dans la vie du jeune Lama.Le Projet Maitréya avait invité à Taïwan Lama Ösel (et son maître Gueshé Géndoun Choepel, « Guén-la ») il y a quelques mois avec lespoir quil pourrait aider à lancer le nouveau bureau du Projet Maitréya à Taiwan. Cétait une énorme requête compte tenu du fait que les études de Lama sont intenses. Il a commencé à débattre début 2000 et pour lui, prendre ne serait-ce quune semaine de congé a dû poser problème mais il a accepté.
Nous sommes arrivés à Taïwan en même temps quun typhon et quelques heures seulement après le désastre de Singapour Airlines. Les typhons sont fréquents en toute saison mais ils provoquent rarement des morts or cette fois plus de 80 personnes moururent. Le fait que Lama offrit publiquement des prières pour ces personnes défuntes, fut très apprécié. Lama Ösel demanda aussi que des prières soient faites pour elles au monastère de Kopan au Népal.
Lama Ösel était réticent au départ à lidée de donner linitiation de Tara Blanche mais beaucoup de personnes lui écrivirent, de façon personnelle ou groupée, quand elles réalisèrent que ce pouvait être possible. Alors pendant presque trois mois, Lama Ösel, Guén-la et Vén Kangyour -un ami de Lama qui, pour la circonstance devint son serviteur- se préparèrent. Lama mémorisa le texte en tibétain et en anglais ; cétait une compilation des prières et textes que Lama utiliserait pendant linitiation.
Le premier jour, Lama semblait un peu intimidé. Après une réception à laéroport, nous sommes allés au centre Jinsiou Farlin de Taipei où furent offerts et acceptés « le corps, la parole et lesprit »; cest un rituel bouddhique au cours duquel les étudiants se visualisent offrant toutes leurs connaissances et leurs vertus au Lama en guise de requête pour une initiation ou un enseignement. Lon y joint traditionnellement une offrande du mandala qui représente loffrande au maître de lunivers tout entier.Timide mais magnifique
Chaque jour qui passait voyait saccroître lassurance de Lama et quand arriva le jour de linitiation le 11 novembre, il était étonnant dobserver ce processus car bien que Lama dise quil était nerveux, en fait, il fut magnifique!
Lama arriva tôt au théâtre où linitiation devait avoir lieu pour faire la préparation. Le théâtre avait été magnifiquement décoré et la scène superbement installée avec dimmenses thangkas en arrière plan ; il pouvait accueillir un millier de personnes et je pense quil y en eût entre sept et huit cent, le samedi matin.
Pendant les préparations, Lama était sur un trône bas ; Guén-la et Kangyour-la laidaient. Pour linitiation, Lama monta sur le grand trône; il parla avec beaucoup de clarté et donna un superbe enseignement. La motivation et lenseignement traitèrent des buts de la vie et de limpermanence ; nous avions besoin dune vie longue pour pratiquer le plus possible et faire le bien dautrui. Il parla du « bon cur », nous encourageant à suivre les conseils de Sa Sainteté le Dalaï lama pour développer ce « bon cur » et vivre sa vie, animée par un cur bon.
Ce fut très inspirant dentendre ces mots dans la bouche de Lama Ösel, dans ce bel anglais clair (traduit immédiatement en mandarin). Ce fut très étonnant dobserver Lama, depuis ce début de semaine où il ne semblait pas à laise pour parler en public à linitiation où il parla avec une telle assurance.
Pour moi qui ai eu la chance de connaître Lama Yeshé puis Lama Ösel, davoir observé ce dernier de près tout au long de ces sept- huit jours, ce fut un moment significatif car jai eu le sentiment que cétait Lama qui revenait à grands pas. Ce fut remarquable.
Durant la semaine, cette impression de Lama Yeshé se poursuivit. Je ne suis pas en train de dire que Lama Ösel est Lama Yeshé parce que ce sont deux personnalités différentes.
Cependant la façon dont Lama Ösel a réagi avec les gens, certaines de ses manières et cette façon surtout de parler durant son enseignement, très directe, simple, allant droit à lessence de ce quil voulait transmettre, cétait tellement Lama Yeshé ! Cest comme si nous avions parcouru un cycle complet et quà nouveau, de la façon la plus étonnante, notre maître était de retour parmi nous.Etincelle d'humour
Lama Ösel a de lhumour. Tandis quil accomplissait loffrande de gektor, avec les trois tormas (gâteaux rituels doffrandes) et les trois mèches allumées, offertes pour disperser les obstacles et interférences, il les tint en hauteur et dit : « Maintenant, vous devez visualiser que tous les obstacles sont dispersés par-delà les océans. » puis il rajouta : « En fait, au moment où ce texte a été écrit, tout le monde croyait que la terre était plate et quune dispersion par-delà les océans était suffisante. Maintenant que tout le monde sait que la terre est ronde, si les obstacles sen vont par-dessus les océans, ils vont faire le tour de la planète et vous revenir par derrière... Peut-être feriez-vous mieux de les visualiser sen allant sur Pluton ! ».
A la fin de linitiation, les commentaires allaient bon train sur la perfection avec laquelle Lama avait accordé cette bénédiction. Dans la voiture après avoir quitté le théâtre, Guén-la dit à Lama en tibétain que tout sétait vraiment très bien passé ; Lama se tourna et dit : « Mon Guén-la est content, alors je suis content ».
Plus tôt dans la semaine, il y avait eu une rencontre publique entre Lama et le maire de Taipei. Le maire, Monsieur Ying-Jeou Ma est quelquun de sincère, douvert et de clairvoyant. Il a fait ses études à Harward, a été traducteur pour les officiels de haut rang du gouvernement taïwanais lors des voyages à létranger. Le maire a des enfants et se sent très concerné par la jeunesse et les difficultés quelle rencontre dans la ville. La discussion entre Lama et monsieur Ma se concentra sur ce point précis : les jeunes, leurs aspirations, leurs difficultés en ce qui concerne lestime de soi, le but de la vie, les drogues, les activités, pourquoi il leur est si difficile de trouver un sens à leur vie et de suivre une direction... La discussion était ouverte à un public large qui regorgeait de jeunes gens.
L'attention des médias
Chaque jour, les principaux journaux de Taïwan parlaient de Lama et chaque soir aux informations, de son arrivée à son départ, il y a eu un reportage sur lui. La télévision taïwanaise a suivi Lama tout au long de sa visite, linterviewant avec dautres. Il a été programmé un film de 30 mn qui présentait les principaux événements tournés dans la semaine. Une autre télévision ayant envoyé auparavant une équipe au monastère de Séra en Inde, avait réalisé un reportage de 30 mn qui fut projeté juste avant larrivée de Lama. Lama Ösel est une vraie star ! Il existe partout une fascination à légard de la réincarnation ; même si culturellement ou autre, les gens y croient ou lacceptent, le fait quelle soit si tangible les séduisent.
Il y eût Lama Yeshé, objectivement un grand Lama que beaucoup connurent de fait et voici maintenant sa réincarnation! Un doute pouvait encore exister quelques années en arrière, mais maintenant à voir les qualités qui se développent chez Lama Ösel et quil commence à manifester en tant que Lama, cest comme la crème se séparant du lait ! Il y avait un enfant et lon peut sans doute être pardonné de navoir pas su voir les qualités dun Lama dans les qualités dun enfant mais maintenant lon peut vraiment voir émerger toutes les qualités dun Lama. Et je crois que voir cela de façon tangible est absolument fascinant pour les gens.
Lama Ösel est très accessible et son anglais est très sûr. Il a souvent été questionné sur les souvenirs de sa vie passée ou sur ses études (les gens sont fascinés par ses études et le fait quil puisse parler couramment le tibétain). Lama répond quil pense en tibétain.
Kangyour, lami et serviteur de Lama était parfait pour la circonstance vu quil parle anglais, mandarin, cantonnais, quelques autres dialectes chinois et tibétain. Aussi lorsque Lama parlait, très souvent au lieu de sexprimer en anglais, il s adressait en tibétain à Kangyour qui traduisait directement en mandarin. Kangyour est un moine originaire de Chine qui a passé une dizaine dannées à Séra. Il vit dans la maison de Lama dont il est le grand ami. Il était lidéal pour laccompagner dans ce voyage.
Les liens entre Lama Yeshé et Lama Ösel furent lune des fascinations du voyage. Ceci intervint au travers du livre récemment traduit en chinois, de Lama Yeshé « Make your Mind an Ocean », de la signature du livre « Lenfant Lama » de Vickie Mackensie réédité et aussi du Projet Maitréya dont Lama Yeshé fut linstigateur et quici, Lama Ösel endossait et portait.
Le 12 novembre, il y eut la convention des Amis de Maitréya à Taipei qui dura toute la journée. Il y vint autour de huit cent personnes. Beaucoup de nouveaux amis sengagèrent à verser léquivalent de 4000 dollars US et danciens qui sétaient déjà acquittés de leur engagement le renouvelèrent.
Voici ce quil en disait lors dun interview début 2000
M : Pensez-vous que le projet Maitréya marche bien?
L : Oui, je pense quil va voir le jour lan prochain avec la construction effective. Jai déjà vu quelques uns des plans. Auparavant, je narrivais pas à croire que ce soit réalisable, je pensais que cétait quelque chose qui nexisterait jamais -laéroport indien disant que cétait trop haut, ils ne pouvaient acquérir le terrain...- cela semblait impossible. Désormais, il semble bien que les choses puissent démarrer.M : Pensez-vous que la statue soit une bonne idée?
L : Oui, tant de personnes en bénéficieront !M : Que répondriez-vous à ceux qui pensent que cest un projet égoïste, narcissique?
L : Chaque fois que vous essayez de faire quelque chose de grand, de nombreux obstacles se présentent. Lama Konchog la dit : si vous faites quelque chose de grand, vous rencontrez toujours des obstacles. Il y a des jalousies, etc. ..
Personnellement, je trouve que cest très bien; cela aidera beaucoup de monde sur le plan karmique si lon se place dans une vision bouddhique. Mais cela aidera aussi économiquement le Bihar. Les constructeurs accumuleront beaucoup de bon karma en construisant la statue ainsi que tous ceux qui offrent de largent pour la réaliser ; ensuite, elle apportera des bienfaits à ceux qui tourneront autour delle.Retour en haut de page
5. Préparation d'un jeune Lama
Lama Ösel raconte à Julia Hengst ses peurs et ses joies daller à Taïwan et dy donner linitiation de Tara blanche.Lama Osel : Quand on ma dit que jallais donner une initiation à Taïwan, jai commencé à my préparer à peu près trois mois à lavance. Mon maître ma enseigné comment procéder lors de linitiation et tout mémoriser ; jai donc arrêté de suivre les cours de débat avec lui. Jai consacré tout mon temps à apprendre linitiation. Mes études sen sont ressenties ! Non que jaie arrêté daller débattre mais les cours de débat privés que javais avec mon maître se sont arrêtés. Il ne ma enseigné aucun débat à cette période, je navais donc aucun sujet à débattre et ensuite quand je lisais les textes, je ny comprenais rien. Javais un peu davance sur les autres dans le cours mais à partir du moment où jai commencé à étudier linitiation, ils mont rattrapé. Je suis aussi resté à Taïwan vingt-quatre jours et ma situation concernant les débats sest encore aggravée. Maintenant, je fais de gros efforts pour récupérer mon retard et je trouve quil y a déjà du mieux.
A Taïwan, linitiation a été très facile à donner du fait que je métais tellement bien préparé. Au départ, javais très peur : quand je me suis assis sur le trône, tout le monde a offert le mandala, je my suis joint et tout à coup, grand silence, jouvre les yeux, regarde alentour et vois tous les yeux fixer sur moi. Je me suis dit : « oh non, maintenant, il va falloir que jenseigne ! » Quoi quil en soit, je crois que le résultat a été satisfaisant.Julia Hengst : Pourquoi avez-vous eu peur si vous étiez si bien préparé?
L : Je ne sais pas. Probablement, à cause de mon égo! Jai acquis un tel gros égo que je ne veux pas quil en prenne un coup!J : Êtes - vous heureux dêtre aller à Taïwan?
L : Oui, jen suis assez satisfait. Je suis heureux de la façon dont les choses se sont déroulées ; cela aurait pu être bien pire.J : Comment la décision a-t-elle été prise que vous alliez donner une initiation?
L : Une rumeur faisait état que je devais donner une initiation, aussi lai-je mentionné à mon maître. Il ma alors conseillé de my préparer juste pour le cas où... Il sest avéré que cette rumeur était vraie. Je ne suis pas très sûr de la façon dont les choses se sont organisées.J : Il semble que donner sa première initiation représente une importante transition, Lama. Pensez-vous que votre vie va sen trouver changée?
L : Je le crois mais je ne le souhaite pas. Maintenant que jai donné cette initiation à Taïwan, je reçois des fax et des e-mails pour aller donner des initiations en Italie et en Espagne. Lama Zopa a dit au directeur de lInstitut Lama Tsong Khapa (en Italie) que je pourrais donner une initiation lorsque je my rendrais, même chose en Espagne, alors tout le monde me le demande. Mais peut-être nirai-je pas en Italie, je ne sais pas. Cest très difficile pour moi du fait de mes études. Et même en dehors de mes études, je ne suis pas préparé, vous savez! Je fais encore mes études et je suis trop jeune!J : Vous sentez-vous plus à laise avec lidée de voyager et de le faire dans le futur?
L : Oui, dans le futur, je suis daccord, mais pour le moment, je nen suis pas très heureux.J : Votre entretien avec le Maire de la ville de Taipei ma appris que vous en aviez encore pour quinze années détudes. Cela vous semble-t-il long ?
L : Oui, quinze ou vingt ans ; mais je ne me dis pas : « oh, il faut que je reste ici encore quinze ans. » Le présent est le présent et je vis au jour le jour ; je ne me pose pas de question sur le temps que celà me prendra. Je finirai par y arriver, cest sûr.J : Est-ce quà long terme, votre vie monastique vous sera profitable?
L : Oui, bien sûr.J : Que pensez-vous de la situation des jeunes à Taïwan? Avez-vous fait des découvertes concernant les difficultés auxquelles ils font face?
L : Je connaissais ces difficultés pour la plupart. Je pense que la majorité des jeunes dans le monde sont en but aux mêmes problèmes.J : Avez-vous apprécié lentretien public que vous avez eu avec le Maire de la ville de Taipei?
L : Non, je transpirais et je tremblais! Je nai pas apprécié du tout!(dun ton espiègle) Quand jai commencé à donner linitiation, jétais tellement terrorisé que ma langue était complètement desséchée, je navais plus la moindre salive dans la bouche! Javais les mains qui tremblaient. Alors jai fait quelques plaisanteries pour casser la glace.J : Quelles ont été vos activités favorites pendant votre séjour à Taïwan?
L : Ce fut, je pense, de relaxer après que tout soit fini. Jai bien aimé Taïwan. En arrivant, ce fut un grand choc pour moi -tant de gens!- mais une fois que je my sois habitué, jai de fait apprécié mon séjour taïwanais. Enfin, en un sens, oui jai apprécié... Ils avaient vraiment très bien organisé lensemble de lévénement.J : Vous a-t-il semblé naturel dendosser ce rôle à cet âge relativement jeune?
L : Oui, cela mest apparu naturel. Je nai pas trouvé cela gênant.J : Avec les autres moines au monastère, comment est-ce maintenant que vous avez donné une initiation?
L : Ils me taquinent tout simplement disant que je suis le grand lama de Taïwan, cest ainsi quils mappellent! Mais je ne pense pas que ça ait changé grand chose.J : Que signifie pour vous le fait davoir une relation officielle de gourou à disciple avec les étudiants de Taïwan?
L : Je nai pas limpression davoir fait quelque chose dincroyable parce que je pense que cest beaucoup mieux si cest Lama Zopa ou Sa Sainteté qui donnent les initiations. Cela ne me fait pas leffet : « Oh, ce sont tous mes disciples maintenant ! » Cest plutôt comme si javais donné une causerie ou quelque chose comme ça.J : Comment votre maître vous a-t-il préparé?
L : Quand on ma parlé de linitiation, jai vraiment paniqué. Mais une fois que jai commencé à étudier, cela ma semblé beaucoup plus facile que je ne limaginais. Je pensais que ce serait vraiment difficile ; le fait davoir à réciter des tas de choses, à faire tous les moudras, toutes les visualisations, le tout en même temps, cétait très difficile!J : Votre maître a-t-il été satisfait?
L : Oui, il était très heureux. Il craignait que je ne fasse un énorme cafouillage mais je men suis très bien sorti. Il en était vraiment heureux.J : Estce que vos études vous manquent lorsque vous voyagez?
L : A certains égards, je naime pas voyager parce que si je quitte Séra pendant un mois, joublie tout! Et puis mes compagnons de cours étudient de nouveaux sujets et quand je reviens, il mest quasiment impossible de débattre avec eux. Je ne comprends même pas ce quils racontent. Les cours progressent très rapidement. Quand je suis à Séra et que japprends que je vais voyager, je ne men réjouis pas mais une fois que je suis parti, cela ne minquiète pas parce que je suis en quelque sorte libéré de mes études. Mais quand je reviens, je réalise combien il est important pour moi de rester ici.
Lessentiel ce sont les études.J : En quoi pensez-vous que les jeunes lamas peuvent être utiles dans le monde?
L : Il est important, il est très important de répandre le Dharma dans le monde. Merci de mavoir donné de votre temps.
Janvier2002
La lettre régulière de Lama Ösel dans le MANDALA nous racontant ses histoires danimaux, de lectures et détudes, les mouvements des uns et des autres à Séra nous rendait compte de sa vie et nous le rendait infiniment proche. Je ne sais pas ce qui en a justifié larrêt mais je sais quelle me manque terriblement.
Quant au dernier article sur Lama Ösel paru dans le Mandala de juin, il remonte à février 2001 et son seizième anniversaire ; vous en trouverez ici lessentiel en attendant que des nouvelles plus fraîches ne nous arrivent. M. Le DimnaRetour en haut de page
6. Seize bougiesLama Ösel Rimpoché a passé une partie de février, mois de son anniversaire, à voyager en Italie avec son maître Geshé Guendoun Choepel, son assistant Lobsang et son père Paco Hita.
Les membres du centre Tara Cittamani à Padoue le reçurent dans un hôtel de première classe avec une piscine chauffée dont Lama profita au maximum. Il visita Venise avec une poignée détudiants le jour suivant et bénit le nouveau centre de Padoue.
A Florence, les membres du centre Ewam lemmenèrent à un match de football professionnel ; il visita aussi brièvement le centre et le bénit avant de continuer vers LInstitut Lama Tsong Khapa à Pomaïa. A Rome, Lama déclara que Saint Pierre était la plus belle église quil ait jamais visitée.
La célébration de ses seize ans, le 11 février, rassembla plus de cent personnes. Au dîner, il se vit offrir un gigantesque gâteau au chocolat avec seize bougies. « Sa simplicité, sa gentillesse et son humilité ont touché chaque personne de lassistance » dit Vén. Massimo Stordi, directeur de lInstitut.
Pour sa première intervention publique en Europe et sa seconde initiation au monde, Lama Ösel conféra, le 17 février, une initiation de la Tara blanche de longue vie. Cétait cette même initiation quil avait donné à Taïwan à plus de huit cent personnes en novembre 2000. « Cest tout à fait à son aise et dans un anglais très clair que Lama expliqua les différentes parties de linitiation et lu le texte tibétain correspondant » remarqua Vén. Massimo. « Son allure sérieuse était éclairée par son sourire tout au long de la cérémonie et nous fûmes nombreux à ressentir que Lama Yeshé était bien de retour pour le bienfait de ses disciples occidentaux. »
Les bouddhistes ne furent pas les seuls à sintéresser à ses activités. Plusieurs journalistes et représentants des médias (journaux nationaux et chaînes de télé) participèrent à une « poudja » pour le jeune Lama. Des gens qui navaient jamais eu loccasion de rencontrer Lama Yeshé en personne mais avaient lu ses livres étaient venus rencontrer sa réincarnation.
Lama Ösel dit aux journalistes curieux quil aimait le film « Matrix » parce quil présente une vision très proche de la conception bouddhique de la vacuité. Quen était-il des préoccupations de son âge - motos, petites copines, -, en ressentait-il le manque ? Il répondait que non, que ces choses sont éphémères et que sa vie en tant que moine et réincarnation lui semblait tout à fait « normale » vu quil navait jamais connu autre chose. Il rajouta quil était heureux que sa vie ait un but précis et chargé de signfication. Ce même soir, Lama passait aux informations nationales sur plusieurs chaînes.
Les étudiants du Programme en sept ans des Maîtres à lInstitut Tsong Khapa firent lexpérience de laspect érudit de Lama Ösel dans une séance de questions- réponses qui dura plus dune heure. Ses réponses « révélèrent une sagesse et une compréhension de la nature humaine qui dépassent de beaucoup celles de son âge et après coup, Paco mavoua quil avait dû retenir ses larmes car cétait la première fois quil voyait ainsi la présence vivante de Lama Yeshé en son jeune fils », rapporta Vén. Massimo.
Dans un acte final de générosité, Lama fit une offrande substantielle à lInstitut et au Programme des Maîtres disant : « Vous mavez donné beaucoup dargent, je nai pas besoin de tout ça ». Et là-des Et là-dessus, il partit pour lEspagne.Retour en haut de page
7. Bilan du FlO
Notre association se porte bien , soyez-en tous remerciés.Créée le 25 mai 2000, notre association sest faite connaître lors de la venue de Sa Sainteté le Dalaï Lama à lautomne de cette même année et par les brochures dinformation distribuées dans les centres.
Elle a trouvé sa vitesse de croisière un an plus tard après les enseignements de Lama Zopa Rimpoché à Paris.
En effet en juin 2001, nous avions eu dix donateurs et viré successivement en janvier et juin 2001 la somme totale de 4300F.
Depuis, trois personnes font des versements mensuels, pour le reste il sagit denvois ponctuels ( une dizaine) mais nous avons bénéficié dun don important aussi avons-nous pu transférer en cette fin dannée 2001 la somme de 11000F soit 1677 euros.
Une vingtaine de personnes donc ont répondu à lappel et le résultat est tout à fait encourageant.Je ne doute pas que ceux qui ont connu Lama Yeshé se sentent concernés comme ceux qui suivent la progression de Lama Ösel en lisant les articles le concernant, maintenant, cest vrai, nous sommes sollicités de toutes parts et toutes les bonnes causes méritent notre attention
MAIS témoigner sa reconnaissance à son gourou par un don tout en préparant les conditions pour des enseignements dans un futur désormais proche est une source de mérites immenses (surtout sils sont offerts à la Samanthabhadra, cpas ?) et nous en avons toujours grand besoin.
Lama aurait dit : cest mieux quune assurance-vie !
Donc merci dy penser : 10 euros, 20 euros par mois ou par 6 mois ne grèvent pas un budget
à chacun selon ses moyens, lessentiel est de participer héhé !Toutes vos suggestions, propositions de diffusion, demandes de tous ordres sont bienvenues, nhésitez pas à écrire.
Puissent tous les mérites de cette association être dédiés pour lépanouissement du Dharma en cette époque délicate et son enseignement par des maîtres parfaits !Michèle Le Dimna, janvier 2002
LIENHYPERTEXTE mailto : m.ledimna@free.fr
Puisse Lama Ösel avoir une vie longue et une bonne santé !
Puisse-t-il achever sans obstacles ses études et devenir un grand détenteur et un grand enseignant des soutras et tantras dans cette vie !
Puisse-t-il rendre les plus grands services à tous les êtres sensibles !
Toutes vos suggestions, propositions de diffusion, demandes de tous ordres sont bienvenues, nhésitez pas à écrire.